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le Mer 17 Aoû - 2:01
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HRP :



Prénom : /

Âge : Je suis un vieux con. Gâteux. Et j'ai même pas honte du titre de ma fiche en plus.

À quoi occupes-tu tes journées ? Traumatiser des enfants en leur montrant mon visage et collectionner les galets à l’effigie d'Elvis. (Ce qui, ne pourrait-on croire, est un passe-temps fort chronophage.)

Expérience dans le RPG forum : Faible. Genre 12 ans. Avec une pause d'une demi-journée. Une fois.

Où as-tu trouvé le forum ? Sur internet.

Autres : Je ne suis pas désolé.
Edward Harrison

☢ Informations générales :



Âge : 32 ans.
Sexe : éno Masculin.
Date de naissance : 1989
Nationalité : Américaine. (Avec un nom comme ça, vous vous attendiez à quoi ?)
Fonction : Insider, yeah ! Mais à l'extérieur. (Outsider, donc)


☢ Histoire :




Un bruit assourdissant dans le lointain résonnait faiblement dans les bois environnant. Un bruit sourd. Métallique. Qui allait mourir à une dizaine de mètres, allant se perdre au gré du vent à qui voudrait l'entendre. Une silhouette dont chacun des traits se trouvait être dissimulé derrière une combinaison noire intégrale de combattant du feu s'agitait, levier de fortune à la main, à faire sauter des clous d'un vieux rail abandonné. Ses gestes, précis, vifs mais assurés semblaient être le résultat d'un acte réfléchit et non pas ceux d'un esprit défait, détruit par tous ces événements bouleversants et destructeurs qui avaient dû provoquer dans les âmes autant de dégâts que dans les enveloppes charnelles de ceux qui les avaient endurés.

-Avant-

Ses yeux s'ouvraient tandis qu'il reprenait péniblement conscience. Ce qu'il vit ne le ravit pas vraiment. Comment décrire un charnier ? Même quand on dédie sa vie à protéger, secourir, préserver la vie d'autrui et donc, intrinsèquement, qu'on se heurte à l'inéluctable décès d'un grand nombre, on ne s'habitue jamais véritablement à éprouver le regard vide et livide d'une dépouille mortelle d'un être humain autrefois vivant. (Car oui, quand on meurt, on n'est plus vivant)
Il faut également savoir que, lorsque l'on tue des gens, en général, ils meurent. Et c'est très vilain. Voir malpoli. Et c'est à ça qu'on reconnait les gens bien élevés ou non. Voyez-vous, le monde se divise en deux catégories. Les bandits, les malfrats, les malfaisants qui vous surinent dans le dos sans même vous demander si vous préférez la bourse ou la vie, préférant vous prendre la votre et vider les leurs.
Puis il y'a ceux qui vous regardent droit dans les yeux, et, avec nonchalance, vous demande poliment si vous souhaitez mourir là, dans cette allée crasseuse et finir vos jours dans cette magnifique benne à ordures. Libre à vous du décider de votre sort, mais réfléchissez-y. On n'a que rarement l'occasion de choisir le jour, la date et la façon dont on meurt. Donc, si un jour, un jeune garçon d’apparence sobre, le visage avenant, l’œil vif et le poil brillant, s'avance vers vous et vous dit "Salut beauté, ça te dit de mourir ce soir ?" (La description de l'individu peut varier selon les choix/préférences de chacun. J'ai juste grave la flemme de faire une description pour tout le monde. Mais, comme je suis un garçon généreux, je vais aider votre imagination rabougrie : Si vous êtes un monsieur hétérosexuel, imaginez une blondasse, le genre vulgaire avec deux protubérances graisseuses genre flotteurs de plage de Malibu. Si vous êtes un monsieur, homosexuel, l'éphèbe cité plus haut PEUT potentiellement vous intéresser. Si vous préférez les petits gros, là, sérieux, démerdez-vous hein. Si vous êtes une femme et que vous préférez les femmes, imaginez un peu la blondasse mais avec les cheveux courts, sans les seins et genre deux mètres, la mâchoire carrée, les épaules larges et deux pains aux raisins en guise de coiffure, un peu genre lanceuse de marteaux d'Allemagne de l'Est. Bon. C'est bon, vous avez tous bien choisi, je peux reprendre ? Bien.)
Eh bien réfléchissez-y. C'est important de bien mourir, surtout quand on est encore vivant.

Edward, dans le fossé, se releva tant bien que mal, ayant plus que de la peine à se tenir sur ses deux guibolles. Il les sentait flancher sous son propre poids, sa combinaison intégrale ne devant bien sûr pas aider. Son premier réflexe fut, bien entendu, de tenter de reprendre son calme, de prendre une respiration lente mais régulière. Fermant les yeux, tentant d'oublier qu'il se trouvait être entouré de corps décharnés, de dépouilles en putréfactions, de cadavres de gens morts. Edward tenta d'évaluer la situation avant de se mettre à hurler intérieurement. Il prit son masque dans ses deux mains... La panique commençant à le submerger. Comment avait-il pu se retrouver ici ? Son crâne le lançait terriblement, une douleur à la tempe le tiraillait et ses facultés mentales pas vraiment au mieux. Il ne pouvait rester là. Peut-être allaient-ils revenir... Ces gens, ceux qui l'avaient amené ici. Mais pourquoi ici, dans ce trou, au milieu de tout ces gens, si lui n'était pas mort ? Peut-être l'avaient-ils cru mort ? Hm. Cela demandait réflexion, ce que son cerveau ne lui permettait pas vraiment pour le moment.

Il n'aurait su dire combien de temps il resta ici, dans ce trou. Dans l'inconscience, ou à errer dans son subconscient, à peser le pour et le contre, à perdre de précieuses minutes d'oxygène... Le jour ne tombait pas encore. Il le savait, car quelques rayons filtraient à travers la cime des arbres. Le charnier devait être sacrément bien planqué, sans doute dans une aspérité du terrain, un éboulis quelconque, entre quelques pierres, dans une forêt dense, là où personne ne viens plus, faute de champignons à ramasser. (La cueillette de bolets est un art qui s'est, étrangement perdu depuis cette catastrophe. Comme la pêche ou les sauts en deltaplane. Étrange. Les gens n'ont donc plus goût à la vie, ou quoi ?)

Edward s'extirpa de là... Au bout de... Peut-être une heure. Plus ? Sans doute. Cela n'avait guère d'importance. Il prêta une oreille attentive à l'environnement. Rien. Le calme, aussi plat qu'un scénario d'une grosse production d'Hollywood, ou cette fille qui servait au bar au coin de la rue quand il vivait dans le gentil monde des gentils gens heureux d'avant.
Il aurait pu se laisser mourir là. Tout abandonner. Nul ne lui en aurait tenu rigueur. Il n'avait plus personne, plus d'attache, rien ne le retenait plus sur terre. Pourtant, il s'accrochait. Autrefois, pour aider, pour apporter son aide. Altruiste comme il fut, cela lui paraissait normal. Mais voilà que malgré ça, les gens n'avaient toujours pas changé. Voir pire, peut-être, se trouver dans le besoin pouvait, sur certains individus, faire ressortir ce qu'il y'a de pire en eux. Oui, de pire... Pouvait-il pardonner ? Sans doute.
Mais plus maintenant.

On venait d'attenter à sa vie. Encore une fois. La fois de trop. Aussi allait-il dés à présent mettre de coté ses valeurs, rejeter ses principes les plus élémentaires, oublier sa bonne éducation.
Ce qui l'avait extirpé de cette fosse n'était plus l'altruisme. Il n'avait plus personne à sauver, plus de femme, plus d'enfants, plus de famille, plus d'amis, plus de collègues, plus de chien, de chat ou cette casquette stupide avec une tête de dingo dessus. Non, même plus ça.
Non. Ce qui avait traîné sa carcasse hors de ce charnier était une haine, une rage écumante, qui décuplait sa force et sa volonté de "vivre", uniquement pour assouvir un besoin primaire de vengeance. Se donnant artificiellement une nouvelle raison d'être.

Celle de pourrir l'existence d'autrui.

C'est pour cela qu'il prit le corps de cette petite, parmi tous les autres. Cette enfant. Autrefois sacré, la vie d'une enfant ne valait-elle plus autant qu'avant ? La bourse de la vie devait avoir bien tournée...
Puis accessoirement car c'était sans doute la moins lourde du tas. Et encore en bon état... Plus ou moins.

-Encore avant- (Original, non ?)

Edward était sapeur pompier. Il travaillait dans le cinéma, un peu cascadeur, un peu artificier, il aimait bien mettre le feu à des trucs. Oh non, ce n'était pas du gros cinéma. Pas de grosses productions. De petits boulots avec des amis de la fac, de collège, des amis d'amis, vous savez comment ça marche. Puis une fois que vous êtes dedans, on vous reconnait, tout ça. Puis c'est toujours pratique d'avoir un pompier, un flic, un ambulancier dans ses amis et sur un lieu de tournage. Des fois que ça tourne au drame, ça rassure, tout ça.
Edward fut viré de pas mal de plateaux à cause de son mauvais esprit et de blagues un peu douteuses. Il aimait à mettre des pétards sous les chaises, et mettre des retardateurs sur les petits explosifs pour surprendre les acteurs, le réalisateur, l'équipe, tout ça... En s'assurant bien entendu que personne n'irait voir par lui-même pourquoi l'engin n'explosait pas.

Edward avait une femme. Un garçon. Mais ça... Tout ça, il l'oublie. C'était une autre vie, après tout.

Puis ils n'ont aucun intérêt dans cette histoire. Du moins, pas pour ce qui nous intéresse.

Le jeune pompier adorait les armes, les explosifs, le feu en général. Une fascination malsaine... Un peu comme une Némésis. Obsédé par elles, il les combattait au quotidien, mais il ne pouvait s'empêcher de les manipuler, d'essayer de comprendre tout du feu, de sa façon se se répandre, comment l'étouffer efficacement... Comment il se propage, comment les gens l'allument le plus fréquemment, de façon criminelle ou accidentelle, par mégarde ou avec la volonté de nuire.

Comme tout le monde, il fut surpris par cette catastrophe. Tout ce qu'il parvint à sauver, il le prit avec lui. Cela faisait trop... Il en perdit, on lui en vola... Il en détruit, aussi, ou bien ils tombèrent en désuétude ou bien il se rendit compte que cela n'avait que peu d'intérêt.
Tout ce qu'il gardait, c'était de quoi faire quelques petits explosifs. Pour fracasser des serrures, faire sauter des portes, des barricades de fortunes. Cela lui permis de sauver des vies, parfois d'arriver trop tard, ou de faire perdre des doigts à un mec, mais c'était un peu sa faute. (Puis il ne les mettra plus dans son nez comme ça. C'est une mauvaise habitude, alors si vous le faites, arrêtez, c'est dégueulasse. Vraiment.)
Il gardait quelques enregistrements... Des souvenirs. Des photos. Des films sur des cassettes, quelques cartes sd... Tout ce qu'il garda jusque là fut cet enregistrement bizarre d'une scène qu'une amie de sa femme jouait pour un petit film amateur. Un film d'horreur à bas budget où des gens gueulaient grossièrement tandis qu'une bête soit disant assoiffée de sang leur courait après en émettant des grognements suspects. Le costume était grotesque, mais par chance, il n'avait que le son sur cette bande.
La femme, Isabelle de son prénom, criait à l'aide dessus. Un autre mec, dont le nom lui échappait, hurlait avant de crier "Pitié, pitié." Les bruitages devaient être ajoutés dessus, et sans, le rendu était encore plus ridicule.
Mais entendre ces voix lui rendait un sourire qu'il pensait dés lors impossible à afficher sur son visage. Même si la mélancolie lui empêchaient, la plupart du temps, d'atteindre la fin de l'enregistrement...

-Pendant- (Ouais, les titres, moi, vous savez. Spoil : Le prochain ce sera "Après".)

Les clous sautaient les uns après les autres, à l'aide d'une seule barre métallique, d'un mouvement de levier et d'un peu de rouille dû à une négligence de la part du personnel compétent en charge des chemins de fer. Il prit méthodiquement chacun d'eux, les déposant dans une grande poche de sa combinaison. Il tentait d'économiser au mieux son énergie, mais ne rechignait pas à la tâche. La haine qui l'animait ne s'apaisait pas. Edward était comme possédé, à l'intérieur, pourtant, si calme à l'extérieur. On aurait dit un cheminot tout ce qu'il y'a de plus normal, sauf qu'il eut été déguisé en pompier. Chacun son truc, après tout, mais rien ne trahissait une quelconque émotion particulière. Et pas seulement parce qu'on ne pouvait pas voir son visage. (Ce qui devait pas mal aidé, je vous l'accorde) ou parce que personne ne le regardait, mais juste car Edward n'est pas vraiment du genre à s’extérioriser, mais à prendre sur lui pour ne pas déverser ses mauvaises ondes sur les autres.

Sous l'effort, et l'acharnement d'un homme, de nombreux clous d'un même rail furent dégondés et chapardés. Nul ne devrait lui en tenir rigueur, ni les lui réclamer. Plus aucun train ne circulait et quand bien même il viendrait à quelqu'un d'en refaire fonctionner un... Par on ne sait quel miracle eh bien... Il aurait une chouette surprise quand il se mettra à dérailler, faute de clous pour soutenir les rails sur lequel il serait alors posé.
Même si le spectacle promettait quelques bons moments, un son et lumière, de nombreux rebondissements et des souvenirs inoubliables, Edward doutait que quelqu'un serait assez... Audacieux, disons ça comme ça, pour se faire chier à faire remarcher un train pour le simple plaisir de faire fonctionner une locomotive et de se rendre dans des gares fantômes.

Une vingtaine de clous en poche, Edward retourna à l'orée du bois, rechercher le corps inerte de cette jeune inconnue. Espérait-il secrètement qu'elle lui pardonnerait la profanation qu'il lui infligeait. Edward n'aimait pas les dépouilles abîmées. De manière générale, la mort l'inconfortait au départ, mais il découvrit que ce n'était pas tant la mort qui le dérangeait, mais l'état dans lequel il trouvait les victimes. L'asphyxie ne le dérangeait pas plus que ça, car elle ne laissait pas de trace autrement plus traumatisante. Les grands brûlés, les noyés, les mutilés, oui... Cela le dérangeait un peu plus.
Puis les disparus, très peu pour lui. Chacun devrait avoir le droit à une sépulture descente. Du moins sur le principe. Comme ça, les gens qui vous aiment peuvent venir vous pleurer et savent où vous êtes, pour le restant de vos jours. On vous sait en sécurité... Quelque part. Non ?

Il reprit cette demoiselle dont il n'osait regarder le visage éteint, calme, impassible. Les yeux clos, elle semblait comme assoupie, apaisée dans une mort qu'elle n'avait sans doute ni souhaitée, ni choisie. Qu'avait-il pu être son destin ? Ses parents l'avaient-ils empêcher de souffrir inutilement dans ce monde sans issue, était-elle morte par accident ou bien... Ou bien avait-elle été une victime supplémentaire de ces deux affreux.
De ceux qui avaient tenté de le tuer.

Edward savait où ils "logeaient".


-Eux-

"Bienvenue dans le vrai monde, bonhomme." siffla un homme à travers son masque à oxygène.

L'air irrespirable de l'extérieur ne laissait que peu de place aux balades champêtres et aux sorties bucoliques dans des environnements agréables à l’œil. Aussi, on se retrouvait à errer comme on pouvait, cherchant davantage d'oxygène pour des sorties réglementer, parfois chronométrée dans un microcosme qui tente une survie en communauté. Parfois...
On est seul, on se débrouille comme on peut.

Edward avait rencontré deux personnes. Elles semblaient provenir d'un endroit qu'ils disaient sûr. Le pompier avait pas mal de choses sur lui, tout un attirail qu'il avait amassé au fil de ses méandres de plusieurs semaines de solitude dans un monde désolé. Il aidait comme il pouvait ceux qui ne pouvaient plus l'être. L'espoir seul l'animait, espérant rencontré d'autres qui, comme lui, eurent accès à de l'oxygène en quantité suffisante pour survivre, là, dehors.

Edward les suivit sur plusieurs kilomètres. Ils se disaient d'une escouade, Alpha, gamma, ou qu'importe. Le truc très militarisant quoi. Ils semblaient dignes de confiance, puis voir enfin des êtres vivants le réconfortait quelque part. Le peu d'interactions sociales qui s'étaient présentées à lui s'achevaient brutalement, soit par des déceptions, soit pas des tentatives d'assassinat dans le pire des cas, soit dans une mort accidentelle et dramatique. Là, dehors, des choses se passent et d'autres trépassent. On ne sait que trop sur quoi on va tomber. C'est un peu comme le grand loto de la vie.
Sauf que vous n'avez pas le droit de respirer et que les gens, comme la nature veut vous buter.
C'est un peu comme jouer à la roulette russe tout seul avec un barillet chargé de cinq cartouches.
Vous pouvez vous en sortir, mais franchement, ça sent un peu le sapin.

Ces deux olibrius ne l'emmenaient pas au bunker dont ils parlaient. Ils l'emmenaient plus loin, à l'abri d'éventuels regards indiscrets. Sans doute de ceux qui n'avaient connaissance de leur petit trafic. Là, en pleine forêt, ils l'attaquèrent. Avant même qu'il ne put réagir, ils le dépouillèrent... Mais quelque chose les empêcha de finir le travail. Un bruit inquiétant, inhumain... Un son terrible, une bête pourquoi pas ? Difficile à dire, Edward sombrait déjà dans l'inconscience, son corps allant se répandre en bas avec tous les autres...


-Après- (Mais du coup, pendant, puisque l'action s'y passe. Vous voyez le truc, non ? Bien. Moi non plus.)

Georges et John revenaient de leur expédition plutôt fructueuse.

L'un d'eux portait un grand sac sur le dos, genre sac de sport, sobre, classique, mais très pratique. L'autre tenait une hache à la main. Dans le sac s'entassaient quelques vivres, des boîtes surtout, quelques seringues propres, des gants en latex (non-usagés) et tout un tas d'autres petites choses qui peuvent paraître dérisoires à de jeunes gens affalés lamentablement sur leur chaise tels des lamantins échoués sur une berge qui vomissent des inepties sur internet à l'aide de leurs gros doigts boudinés en espérant qu'un quelconque énergumène passe dans le coin pour poser ses yeux glauques de poisson mort derrière des hublots tâchés de leur excès de sébum sur ces mêmes inepties et daigne bien le lire en entier, ce dont on doute tous ici.  

Une voix faible s'éleva alors faiblement... "A l'aide" suppliait-elle faiblement avant de se taire dans les méandres du silence propre à la mort froide qui s'abattait sur ces terres désolées.
Les deux comparses se figèrent. Ils se mirent aux aguets, regardant à droite, puis à gauche, ne sachant que trop si ils avaient imaginé cette voix ou bien si elle était réelle. Difficile de dire, de nos jours, si l'on est encore sain d'esprit au point de ne jamais prétendre avoir entendu de voix ou être sujet à de nombreuses hallucinations ou à de mauvais rêves.

Pourtant, elle revint, cette petit voix. "A l'aide" suppliait-elle sur le même ton glauque. La voix semblait jeune, mais pas étouffée par un quelconque masque, mais ne semblait pas sortir d'une voix naturelle. Elle semblait lointaine, et pourtant, si proche. Et surtout plus insistance. "A l'aide" pria-t-elle à nouveau.
Les deux hommes se regardèrent puis se mirent en chemin en direction de la provenance de cette petite voix qui semblait s'adresser à eux. C'est donc avec prudence qu'ils s'aventurèrent dans les bois à quelques encablures de leur point de chute. Ils passèrent plusieurs minutes, calculant chaque pas, à balayer la végétation de leur regard inquiet. La voix ne se fit entendre que maintenant. Plus proche que jamais. Ce "A l'aide" résonnant à présent dans leur tête, il les obsédait. Qu'avaient-ils en tête ? Etaient-ils seulement intéressés, ou bien étaient-ils pétris de mauvaises intentions vicieuses ? Une nouvelle proie facile, ou bien une nouvelle âme à ramener à leur bunker... Une femme. Innocente, une âme perdue, brisée par le sort cruel qui n'avait voulut la priver d'une vie puérile, loin des siens et dont la volonté défaillante ne lui donnait le courage de mettre fin à son existence puérile. Cette âme saurait peut-être se montrer reconnaissante, voir réconfortante pourquoi pas.

Cette silhouette leur parut surréaliste. Une fillette. Les longs cheveux noirs lui descendaient jusqu'aux épaules, la tête penchée en avant, adossée à un arbre. Difficile de dire si elle portait un masque. Sans doute, sinon elle ne pourrait plus parler depuis fort longtemps. Les deux hommes ne se trouvaient qu'à quelques pas... Qu'ils franchirent alors, toujours sur leurs gardes, malgré tout.

Ils se penchèrent devant ce spectacle étrange. Rêvaient-ils ? Hallucinaient-ils ? Cela ne pouvait être elle. Et pourtant, un pas après l'autre, ils la voyaient, là, devant eux. Ils ne semblaient pas la connaître, du moins il ne la reconnurent pas. Ce petit corps frêle avait quelque chose sur la poitrine. Un objet métallique, comme une boule noirâtre, pleine de scotch. Comme si elle s'était fabriqué un ballon de fortune, plutôt laid... Ses mains semblaient le soutenir...
Puis la voix se fit entendre à nouveau. Provenant clairement de cet endroit. Il leur fallu quelques instants, sans doute pour reprendre pleinement leurs esprits, avant de se rendre compte qu'elle provenait de derrière l'arbre. Cette voix leur parut bien artificielle tout à coup. Irréelle. Inadaptée.

Mais trop tard.

Cette balle se disloqua dans un bruit sourd, métallique. Un flash lumineux les aveugla. En une fraction de secondes, de nombreux clous furent projetés dans toutes les directions, déchiquetant ce corps défait et frêle qui que la vie semblait avoir quitté depuis si longtemps mais blessant mortellement ceux que la curiosité poussa à l'imprudence. La soif d'un butin facile à obtenir, la curiosité ou quoi qu'on puisse imaginer qui aurait pu les pousser à s'aventurer ainsi... Edward mettra ça uniquement sur la compte de la cupidité.
L'ancien sapeur sortit de derrière un arbre, un peu en retrait.

L'un de deux affreux avait eut la bonne idée de mourir sur le coup. Un clou lui ayant perforé la boîte crânienne et ayant répandu une partie de sa cervelle sur le sol légèrement humide au doux parfum boisé, enfin qui serait sans doute boisé si l'on pouvait le humer sans risquer de mourir dans d'atroces souffrances.

L'autre en revanche se trouvait simplement paralysé par ces événements tragiques. Son souffle était saccadé, son regard perdu, affolé, cherchant désespérément quelque chose sur lequel se poser. L'homme tentait de trouver une solution à sa mort imminente, espérant peut-être un miracle. Ses lèvres s'entrouvrirent, mais rien ne franchit le seuil de sa bouche. Les sons s'étouffèrent avant même d'atteindre le moindre décibel.

Edward rapprocha sa botte près de ce visage bouffie par la douleur, tuméfié par la crainte... Et dans un dernier coup sec, la fit s'abattre sur le masque de ce bandit, fracassant l'arrivée d'oxygène.

"Bienvenue dans le vrai monde." se contenta-t-il de siffler.


-Toc toc-

Edward retrouva le bunker dont ils parlaient.
Sa colère ne s'était pas pleinement dissipée. Elle semblait persistante... Là, sans vraiment le demeurer.
Elle sommeillait en lui. Prête à éclater à tout moment.
Il ne savait comment l'expliquer, mais il tenait pour responsable ces gens. Si ils avaient pu avoir en leur sein de tels individus, pourquoi n'y en aurait-il pas davantage ? Et si... Si ils étaient tous comme ça ? Peut-être pas à l'extérieur. Mais à l'intérieur d'eux-même.
Ils pouvaient basculer ainsi, sombrer dans la folie à tout instant et succomber au meurtre froid, intéressé, de l'individu malfaisant.
Aussi n'aurait-il pas de remord. Non, aucun, lorsque l'occasion se présenterait...
D'en fracasser un ou deux.
Comme ça.





☢ Description physique :



Haut de son mètre quatre-vingt dix au garrot, la musculature puissante, le teint légèrement halé, les cheveux au vent et le feu au cul, le sourire colgate, cheveux cendrés plaqués en arrière, courts plus par nécessité et commodité que par choix esthétique, on ne peut se permettre d'être métalleux ET sapeur pompiers. Y'a un moment dans le vie, faut choisir.
L’œil vif, attentif même, toujours aux aguets, d'un bleu clair éclatant, comme une belle journée de printemps sans nuage. (Ouais parce qu'avoir des nuages dans les yeux, bonjour quoi, puis j'vous dis pas quand il pleut) Le nez aquilin, le menton un peu prononcé sans être proéminent, le front un peu large, les pommettes saillantes. Les traits du visage fins, une barbe entretenue, encore une fois par commodité d'usage plus que par choix, souvent négligée pendant quelques jours avant d'être rasée...
Voilà une description bien inutile quand on sait qu'il ne quitte jamais son masque. Cela fait partie disons... De son personnage. Bien sûr il ne consomme pas sa précieuse oxygène lorsqu'il le porte en intérieur sécurisé. C'est une façon pour lui de conserver une forme d'anonymat, de ne jamais trop s'impliquer dans cette communauté. Il est un sapeur pompier, celui que l'on appelle lorsque l'on est dans le besoin. Vous les voyez, ils viennent vous aider, vous sauver la vie. Pourtant, le lendemain vous oubliez leur visage, malgré tout. Car c'est leur métier et qu'ils font ça tous les jours. Ils ne vous ont que sauver la vie après tout.

Certains trouvent cela dérangeant. D'autres s'en accommodent bien. C'est une question d'habitude. Non pas qu'il cache particulièrement sa gueule pour cause de difformité importante.
Toujours est-il que sa combinaison cache bien d'autres choses. Notamment une brûlure importante qui prend tout son avant-bras gauche et le laisse dépourvu de toute pilosité. (A son grand dam) D'autres brûlures sont disséminées ça et là sur l'ensemble de son enveloppe charnelle. On peut aussi, en cherchant bien, trouver tout un tas de petites cicatrices dû à des traversées de fenêtres, des chutes dans des escaliers ou bien encore des rixes au cran d'arrêt dans des parkings de supermarchés craignos. (Encore que je dis "des", mais c'est arrivé qu'une fois. Ou deux. Contre une clodo. Mais faut pas le dire, y'a pas de quoi être super fier non plus.)



☢ Description mentale :



Cynique, Edward l'a toujours été. Mais la "fin du monde" n'a pas vraiment arrangé les choses. Edward n'est pas un homme déplaisant ou désagréable. Il n'est pas de très bonne compagnie pour qui n'a pas d'humour, c'est vrai, mais ce n'est pas un homme amer ou aigri. Il est juste un peu... Toxique ? Disons ça comme ça.

Son principal défaut vient sans doute de son éternel défaitisme qu'il tentait de dissimuler depuis toujours. Mais que les aléas de la vie ont fait resurgir et ce de manière impressionnante. Oh non il ne jouera pas le jeune ado-émo en pleine crise existentielle. Disons que sa version à lui est un peu plus... Fataliste.
N'ayant plus vraiment goût à la vie, pour cause sans doute la perte du monde tel qu'il l'aimait, le percevait depuis toujours, il n'a pas supporté pleinement de tout perdre aussi brutalement, sans pouvoir rien n'y faire, ni sans avoir eu la présence d'esprit, ou le cran, d'en finir et de rejoindre ceux qui comptaient pour lui.
Les trahisons et les déceptions ont fini de briser son âme et tout ce qui pouvait le retenir dans ses actes purement destructeurs.

Ne vous méprenez pas. Edward n'est, ou bien, n'était pas, un homme mauvais. Il juge simplement que la vie ne vaut plus d'être vécue et que... Disons que "écourter" ce passage extrêmement pénible qui n'est qu'une survie dans un monde inepte et puérile est un genre de service à la personne. Du genre radicale. Et sans anesthésie en plus. Un bon coup derrière la nuque, et hop.
De plus, il développe un certain dégoût envers ceux qui l'entourent. Cette communauté, qui se veut dernier bastion de l'humanité, est très égoïste à ses yeux et dépourvue de tout sens pratique, commun. Ils ne font rien de plus que survivre et ne peuvent plus apprendre de leurs erreurs. La nature les ayant condamner, pourquoi se réfugient-ils derrière des espoirs futiles ? Quand bien même l'air redeviendrait potable, la population est bien trop réduite pour produire quoi que ce soit.
De plus, les dommages irréversibles provoqués par tout ces événements en font des êtres potentiellement dangereux et il ne voit pas comment quiconque d'entre les murs du bunker pourrait ne serait-ce qu’envisager reprendre un semblant de vie normale.
Qui plus est, il les juge en partie responsable de l'évolution des mœurs de l'humanité restante (Pour cause, il n'a qu'eux sous les yeux...), la bassesse, l'égoïsme poussé à son paroxysme, chacun se dissimulant derrière des mensonges ou de l'hypocrisie alors que tous n'hésiteraient pas à se débarrasser d'untel ou d'untel juste pour pouvoir respirer l'air d'un sous-sol poussiéreux une petite journée supplémentaire. Juste pour avoir le plaisir de dire "JE SUIS EN VIE !"

Derrière toutes ces pensées sombres se cache... Egalement un gros hypocrite. Qui se cache non pas derrière un sourire, mais un masque artificiel, une tenue dont l'image qu'elle véhicule rappelle de bons souvenirs, qui apaise, qui rassure. Le pompiers, valeureux, courageux, prêt à tout pour sauver ses semblables au péril de sa propre vie. C'est le rôle qu'il se donne. Il se veut "Outsider", un bon scout, toujours prêt à sortir chercher des vivres, des médicaments, des couvertures, des ours en peluche, des dentiers pas encore utilisés, des prothèses, des mouchoirs en papier, des chaussures bonne pointure avec un talon pas trop grand au bout parce que sinon on se sent à l'étroit, des laxatifs, mais pas trop puissants parce que sinon faut nettoyer et c'est chiant (Dans tous les sens du terme) des capotes, pourquoi pas, allons-y, c'est que la fin du monde après tout, c'est cool.
Enfin, vous voyez le topo. Sinon, bah allez vous faire...

Par soucis "d'éducation" et de savoir vivre, il tente de se faire passer pour l'homme honnête, avec encore force principes, des valeurs morales, le mec qui dit pas de gros-mots, avec de l'humilité mais pour autant accepter qu'on lui marche dessus, écouter les autres, donner son avis sans l'imposer, toujours se montrer positif lorsqu'il s'agit de sujets graves, toujours faire genre y'a une solution que tout va s'arranger et que les oiseaux chantent dans le ciel et que z'y va le bruit blanc de l'eau et que longtemps je me suis levé tôt le matin ou tard le soir et que tout le monde il est trop beau.

Alors que si il s'écoutait, lui et ses pulsions, il vous mettrait un bon coup de hache dans le groin.
Et un suppôt.
Et au lit.

Ah et sinon, il est un peu soupe-au-lait. Il s'énerve. Mais il se rend compte que c'est nul, alors il s'excuse. Parfois. Pas toujours. Mais bon. Hein.

Personne n'est parfait.

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Equipement 11 : N/A
Equipement 12 : N/A
Arme primaire en main : M- AUCUNE ARME
Mod : Skin : test
Mod : Optique : ACC - Aucun
Mod : Chargeur : ACC- Aucun
Mod : Poignée : POIGNÉE- Aucune
Mod : Bouche : DEVANT- Aucun
Mod : Autre : SOUS- Aucun
Arme au corps à corps : M- AUCUNE ARME
Arme secondaire en main : S- AUCUNE ARME
Arme dans l'inventaire : I- AUCUNE ARME
Munitions 1 :
Munitions 2 :
Munitions 3 :
Competence 1 : JERRICAN 0
Competence 2 : CIGARETTE 0
Competence 3 : Aucune Compétence Active
Compétence 4 :
Crédits avatar/images :
Messages : 1679
Sexe : Masculin
Date d'inscription : 02/06/2016
Escouade Bravo
le Mer 17 Aoû - 2:20

Identité
Personnage:
Spécialité: Médecin
185 / 250185 / 250
90 / 15090 / 150
Niv. 10/12N/ACOMPOSANTS ELECTRONIQUES 0VETEMENT 3
0 / 100 / 10
MÉDICAMENTS 0Métal réutilisable 0N/AN/AN/AN/AN/AN/AN/AN/AN/AN/AN/AN/AM- AUCUNE ARMEtestACC - AucunACC- AucunPOIGNÉE- AucuneDEVANT- AucunSOUS- AucunM- AUCUNE ARMES- AUCUNE ARMEI- AUCUNE ARMEJERRICAN 0CIGARETTE 0Aucune Compétence Active 1679Masculin02/06/2016
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Yosh ! o/

Fiche validée, Edward en tant que Outsider (?)

☣ Points forts


☢ Très, très complet
☢ Style de rédaction à rendre jaloux quiconque *-*


☣ Points faibles


☢ Si tu peux trouver un avatar moins réaliste sans virer dans le manga, ça serait parfait.


☣ À faire maintenant


☢ T'assurer d'avoir bien lu tout le règlement, le système de jeu et les deux annexes (1 et 2).
Demander ton compartiment. (Demander ton escouade.)
Créer ton dossier personnel.
☢ T’ÉCLATER AVEC NOUS ♥


A très vite uesh. :>



All the survivors
Singing in the rain

RESOURCES UTILES
EQUIPEMENT
ARMES ET MUNITIONS
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COMPETENCES
185 / 250185 / 250
90 / 15090 / 150
Niv. 1
0/12
N/A
COMPOSANTS ELECTRONIQUES 0
VETEMENT 3
0 / 100 / 10
MÉDICAMENTS 0
Métal réutilisable 0
N/A
N/A
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N/A
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N/A
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M- AUCUNE ARME
test
ACC - Aucun
ACC- Aucun
POIGNÉE- Aucune
DEVANT- Aucun
SOUS- Aucun
M- AUCUNE ARME
S- AUCUNE ARME
I- AUCUNE ARME
JERRICAN 0
CIGARETTE 0
Aucune Compétence Active
1679
Masculin
02/06/2016

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